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J-18

13 avril 2010

Paris, nuit sur rideau tiré, chat noir en couverture

Je sais bien que vous êtes tout fébrile devant votre écran, impatients de savoir si oui, ou non j’ai effectivement bougé mes fesses ce matin; et bien oui, mais en fait on s’en fout. ou pas.

Car aujourd’hui je viens vous parler d’un vieux projet longtemps victime de ma copine procrastination, jusqu’à ce que la prise de conscience surgisse hors de la nuit, juchée sur son fidèle dragon, sabre laser à la main pour le délivrer.
Et oui, la prise de conscience, c’est l’ennemi juré de la procrastination, un vieux conflit inter et trans-générationnel qui trouve ses racines dans on s’en fout complètement.

Bref, ce jour là, la prise de conscience est arrivée via un mail de mes amis au titre sans équivoque : la vie est injuste.
Avec beaucoup de pudeur et une grande clarté il a réveillé mon vieux projet endormi sous sa poussière. Dans les jours qui ont suivi, j’étais inscrite sur les registres de don de moelle.

C’était il y a 3 ans maintenant, et depuis je retourne régulièrement à l’Hôpital St Louis.
Parce que cette histoire m’a touchée, parce que cette prise de conscience ne m’a pas quittée, parce que sur place j’ai été accueillie par une équipe formidable, je suis devenue donneuse. Pas aussi régulièrement que je pourrais le faire, mais je donne (le premier qui me balance un JJ Goldman dans la gueule prend sa dérouillée vendredi soir).
Je ne me sens pas l’âme d’un héros, ni investie d’une mission de sauver le monde, rien de tout ça. Je donne parce que finalement, il n’y a rien de plus simple et normal. C’est quoi finalement deux heures passées dans un fauteuil à regarder un film en malaxant dans sa main une petite poire, le temps que les poches se remplissent? Juste un peu de temps offert pour qu’un autre, à l’autre bout de la chaîne puisse continuer à croquer la vie avant qu’elle ne le croque… plus tard, voire beaucoup beaucoup plus tard.

Et puis un lendemain de cuite, y’a rien de plus radical pour te nettoyer le sang, haha ! Oui parce que l’alcool, le pétard ou autres joyeusetés qui ne passent pas par une piquouse, on s’en fout hein, le sang il est filtré.

Demain midi, je retourne me mettre les plaquettes à plat.

Qui m’aiment me suivent !
… ceux qui m’aiment pas aussi d’ailleurs.

Crying Blood | VV Brown

J-19

11 avril 2010

Paris, nuit sur rideaux tirés, Les Experts en fond visuel (parce que regarder la télé ne signifie pas forcément l’écouter)

“Je sais pas par quoi commencer” est l’aller simple le plus direct vers la procrastination.

Dans 19 jours, je serai officiellement au chômage, et des tonnes de projets se bousculent pour occuper mon temps libre.
Des semaines que je les emmagasine, les accumule même, pour le jour J, pour le jour où “je n’aurai plus rien à faire”. Parce que je me connais par coeur hé! si je ne discipline pas dès le départ mon penchant à la procrastination, il ne me faudra pas bien longtemps pour entrer en décalage horaire avec le reste de la vie. Alors je projettise, je remplis mon futur vide, de futurs pleins…

Dans 19 jours, au petit matin, je serai donc en face de ce plein que je me serai constitué et prête à dire : “je ne sais pas par quoi commencer” …

Dans 19 jours, soyons clair, je me condamne à la procrastination

Aujourd’hui est le jour où j’ai réalisé que je me suis enlisée dans les starting-block, attendant le 30 avril comme un sprinteur le pistolet du starter.
Aujourd’hui est le jour où j’ai réalisé que j’avais suffisamment accumulé de projets et qu’il était temps d’en lancer quelques-uns dès maintenant.

Le premier est le plus léger et frivole, le plus narcissique.
Parce qu’aujourd’hui j’ai aussi réalisé que dans 77 jours je serai là

The House of Joy

et qu’autour de la piscine il y aura 5 bombasses gaulasses de la mort que même vous pouvez pas imaginer, et qu’il me reste tout juste 2 mois et demi pour renvoyer les derniers effets de la cortisone aux oubliettes.

Alors dès demain, c’est footing un matin sur deux, et que ça saute ma cocotte !

on en reparle demain…

Run off the Road | Northern State

J-20

10 avril 2010

Paris, soleil radieux derrière rideaux tirés, General Elektriks en fond sonore

Je viens de passer une journée délicieuse, débordante d’inactivité, à travailler avec le plus grand des sérieux ma paresse.
Et même si le soleil a tenté par tous les moyens de me distraire, je suis rester concentrée sur mon objectif.
Todo list du jour : ne rien faire –> done

J’ai bien mérité ma livraison de sushis

Time to Undress | General Elektriks

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